Fireball Recovery and InterPlanetary Observation Network

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  • Nous savons qu’une dizaine de météorites tombent chaque année en France, malheureusement elles sont quasi toutes perdues. Au XIXème siècle on en retrouvait une tous les deux ans contre seulement une tous les 10 ans au XXème et au début du XXIème. Ceci résulte de l’évolution des modes de vie : les chutes n’ont plus de témoins. Un premier but de ce projet est de redevenir au moins aussi bons qu’au XIXème, voire meilleurs. Par ailleurs, même si nous savons que la plupart des météorites proviennent de la ceinture d’astéroïdes située entre Mars et Jupiter, nous ignorons de quel endroit précis ! Le projet a aussi pour but d’associer les météorites retrouvées à une famille d’objets et parfois à un corps parent. On aura ainsi la chance unique de pouvoir étudier une météorites dans les meilleurs laboratoires terrestres tout en connaissant le corps d’où il provient !
  • De là est née l’idée de remplacer les témoins visuels par un réseau de caméras couvrant le territoire, une centaine au minimum (soit un peu plus d’une par département). Ce réseau nous permettra de déterminer avec précision l’orbite de chaque bolide (météore) ; une orbite précise nous donnera des contraintes fortes sur la région source du bolide et elle nous fournira également des indications précieuses sur le lieu de chute du météore (devenu entre temps météorite).
  • Une autre motivation majeure du projet FRIPON est de former le public à la reconnaissance des météorites. En effet, les zones concernées par les chutes seront typiquement de l’ordre d’une dizaine de km2, bien trop vastes à parcourir par notre petite équipe, l’idée est de s’appuyer sur un réseau citoyen afin de constituer des équipe locales de « retrouveurs de météorites ». Ce projet est bien évidemment vu comme l’occasion de renforcer ou développer les contacts entre les mondes de la recherche, de la médiation scientifique, de l’éducation et le public en vue de diffuser de manière informelle les connaissances autour des météorites et de la planétologie.
  • En accumulant des images du ciel sur toute la surface de la France pendant une durée minimale de 10 ans, le projet FRIPON sera l’occasion d’une moisson inégalable de données qui devraient pouvoir être l’occasion de développer de nouvelles applications (météo, astronomie de base, variation de luminosité des étoiles les plus brillantes, débris spatiaux...). Les images issues des caméras seront mises à disposition du public.
  • La pérennité de ce projet repose notamment sur l’engagement d’un grand nombre d’institutions scientifiques liées par le projet FRIPON financé par l’ANR, tant au niveau national (MNHN, Observatoire de Paris, Université Paris sud, Université Aix Marseille, CNRS et CNES) qu’au niveau régional (institutions des coordinateurs scientifiques régionaux). Un soutien du Conseil National des Astronomes et Physiciens (CNAP) est en cours de négociation, car celui-ci a une forte compétence dans la menée de projets sur le long à très long terme par le biais de ses Services d’Observations qui sont les tâches des Observatoires des Sciences de l’Univers. Nous comptons par ailleurs sur le soutien d’Universcience, de certains Muséums en région et surtout sur le relais pris par les associations, notamment celles qui sont liées à l’Association Française d’Astronomie (AFA) et à la Société Géologique de France (SGF).
  • Issues de « cailloux errants », les météorites sont des objets naturels ubiquistes dans le système solaire. Elles touchent aux sciences naturelles comme à la planétologie et à l’astronomie, mais également aux arts, à la littérature et aux sciences humaines et sociales en raison de leur forte valeur émotionnelle. De plus, il existe une grande variété des représentations mentales sur les phénomènes de météores et de météorites. Parmi ces représentations, il faut démystifier les peurs irrationnelles tout en prenant en compte les risques réels (formation de cratères et évènements massifs comme les chutes de la Toungouska et de Tcheliabinsk).